« Un impact fort sur la société et le système éducatif » [FR/EN]

Mahmoud El Safty, Février 2013.

Mahmoud El Safty, février 2013.

Mahmoud El-Safty a co-fondé le hackerspace de Gizeh et fab lab Egypt, le premier du pays, qui cohabitent dans les mêmes locaux à Gizeh, en banlieue du Caire. Ce jeune ingénieur au rire solide nous a fait part de sa foi dans les hackerspaces/makerspaces. Attention, Egyptian English, si vous êtes habitué à l’accent de la BBC, nous avons rajouté la traduction en français.

« Avoir des hackerspaces et des makerspaces où les gens peuvent acquérir une expérience pratique, partager des connaissances et mettre en œuvre leurs savoirs théoriques aura un impact fort sur la société et aussi sur le système éducatif et changera l’état d’esprit des personnes.
Quand les gens collaborent dans une ambiance fun, se réunissent non pas pour préparer des examens mais pour bosser sur des projets qui les passionnent, qui les intéressent, ils vont bien entendu les faire du mieux qu’ils peuvent.
Plus tard, beaucoup des projets sortis de ces lieux seront des produits et des start-up.
Il existe de nombreux logiciels et du hardware open source sur le marché qui sont issus des hackerspaces et makerspaces. »

Texte et son : Sabine

Photo : Ophelia Noor

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[Son] « Un hacker, c’est… « 

Un des Jerry réalisés lors de la semaine d''ateliers, customisé sur le thème du pinguin Linux, Tux.

Un des Jerry réalisés lors de la semaine d »ateliers, customisé sur le thème du pingouin Linux, Tux.

C’est quoi un hacker ? Est-ce que tu te définis ainsi ? La question peut paraître bête mais elle est très révélatrice de la façon dont le terme est perçu et du regard que nos interlocuteurs portent sur leur activité. Nous l’avons posée systématiquement aux personnes qui nous semblaient avoir le profil. En Algérie, nous avons surtout croisé de jeunes étudiants en informatique, comme nous nous sommes greffés sur l’atelier de nos amis français de Jerry, un serveur DIY nomade et à bas coût, organisé à l’école supérieure d’informatique (ESI), puis à l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB)

Petit extrait avec, dans l’ordre d’apparition : Majda Nafissa Rahal, 20 ans, étudiante à l’USTHB, représentante de Mozilla en Algérie et membre du club scientifique de l’USTHB OpenMinds ;Nour El Houda Fritis, 20 ans, secrétaire générale du club de sécurité informatique ShellMates ; Sabrina Amrouche, 20 ans, présidente du même club.

Trois filles, et oui, et on n’a pas galéré à les trouver. Et puis histoire d’ouvrir sur le futur, elles ont aussi évoqué leurs envies de hackerspaces. Pour l’instant, il n’en existe pas en Algérie, où le pouvoir manie l’art de dissuader les jeunes de se rassembler dans des lieux ouverts.


Texte et son : Sabine

Photos : Ophelia

Il est possible que cet article contiennent des fôtes. Pas taper, on n’est pas SR et on gère tout avec nos quatre mimines, mais plutôt le signaler gentiment en commentaire ou pas mail hackerscitearabe [at] gmail [dot] com.

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